La Conférence, qui s’est déroulée à Vienne du 18 au 23 juillet 2010 (SIDA 2010), est le rassemblement le plus important pour les personnes travaillant dans le secteur du VIH, notamment les décideurs politiques, les personnes vivant avec le VIH et les individus se consacrant à l’éradication de la pandémie. Cela constitue une chance pour la communauté mondiale d’évaluer les progrès effectués, d’examiner les dernières découvertes scientifiques et les leçons apprises, et de tracer ensemble la voie pour le futur.
Les dirigeants mondiaux ayant choisi 2010 comme date butoir pour l’accès universel à la prévention, au traitement et à l’appui médico-social en matière de VIH, SIDA 2010 s’est déroulée dans un contexte de forte pression pour un accès accru à ces services. Avec la crise économique mondiale qui menace de compromettre la disponibilité des fonds publics, la conférence a également permis de mobiliser les efforts pour maintenir le VIH sur l’agenda mondial de développement et a été l’occasion de démontrer l’importance d’un investissement continu aux objectifs plus vastes de santé et de développement. SIDA 2010 a également été l’occasion de souligner le lien crucial entre les droits de l’homme et le VIH, et de poursuivre l’important dialogue engagé à Mexico en 2008.
L’OIDD a accueilli une réunion satellite pré conférence sur les services juridiques et les droits liés au VIH, a animé un atelier sur le renforcement des services juridiques, a présenté à travers six posters son programme triennal visant à résoudre les problèmes liés au VIH, et a également distribué le Manuel sur le renforcement des services juridiques liés au VIH, produit en collaboration avec l’ONUSIDA et le PNUD, et disponible en anglais, français et chinois. Toutes ces ressources sont disponibles sur www.idlo.int/healthlaw.
Les problèmes juridiques cruciaux identifiés lors de la conférence concernent notamment la criminalisation de la transmission du VIH, la législation et les politiques régissant l’usage de drogues, le droit de la propriété intellectuelle et l’accès aux médicaments, la réglementation juridique de l’industrie du sexe, les obstacles juridiques et réglementaires à l’augmentation des interventions de prévention, les questions de droit des femmes, et les prisons et les centres de détention. Grâce à sa participation à la conférence, l’OIDD est désormais plus à même de répondre aux nouvelles questions juridiques et politiques qui se posent en matière de VIH, de droit et de développement. Son expertise et ses capacités qui en font le chef de file dans des domaines-clés comme le renforcement des capacités pour les services juridiques sont de plus en plus souvent reconnus.